samedi 23 février 2019

La Rose et le Passant


La plus jolie des roses, aux mille reflets d'or,
Posait sans bruit des mots, au bleu du firmament,
En notes accrochées dans de parfaits accords,
Aux portées de tout cœur, écrites dans le temps.
Sirène malgré elle et complice pourtant,
D'un Cupidon joueur, quand celui d'un passant,
Amené au hasard, au fond de ce jardin,
Guidé par son parfum, s'approcha d'elle enfin.
Magique poésie naquit dans sa poitrine
Qu'il fut éprit d'amour et ne vit les épines,
Elle fit de l'instant la plus douce chanson,
Et du simple moment un hymne à la passion…
Il voulut la cueillir, la garder à jamais,
Et se piqua si fort qu'il sut là désormais,
En scellant de son sang cette leçon apprise,
Qu'à vouloir la beauté on ne peut ignorer,
Que l'on peut s'y blesser à vouloir trop l'aimer…

Fin

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